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Éliminez ces produits toxiques de votre maison [et 15 recettes saines pour les remplacer]

Le printemps, c’est la saison du renouveau. C’est le moment parfait pour faire le grand ménage. Mais cette année, on ne fait pas seulement le ménage des placards, on sort les produits chimiques de la maison!

DÉTOXIFIER NOTRE ENVIRONNEMENT

 Des dizaines de produits nocifs se cachent dans nos maisons. Ce printemps, on fait table rase (et on en dispose de façon écologique en s’informant auprès de l’écocentre de notre MRC).
  • Les produits nettoyants, décapants, parfums d’ambiance, détachants, nettoyants pour drain, herbicides, insecticides, antigels, anti-moisissures, etc. Ils contiennent un nombre inimaginable de composantes toxiques, qui nuisent à la fois à notre santé et à notre environnement. On élimine autant que possible ceux qui contiennent des parfums (ou fragrance), du triclosan (un antibactérien qui contribue à la résistance des bactéries), du chlore (eau de javel), du phosphate, du 1,4-dioxane et de l’ammoniaque. L’idée est de libérer notre maison des résidus domestiques dangereux (RDD) et de les remplacer par des produits plus sains. Dès qu’on aperçoit un des symboles de danger suivants, on peut être certain que le produit contient des RDD : toxique/poison, corrosif, inflammable, réactif/explosif. Les sites Internet de la Fondation David Suzuki et de l’Environmental Working Group (EWG) sont de bonnes références.
  • Les produits hygiéniques, les cosmétiques et le maquillage : savons, shampooings, teintures, vernis à ongles, démaquillants, antisudorifiques, crèmes (mains, corps, visage), gels douche, etc. Un ingrédient sur huit des produits de beauté est un produit chimique industriel (cancérogène, pesticide, perturbateur endocrinien…). On passe la salle de bain au peigne fin et on dispose des produits qui contiennent l’un des 12 ingrédients à éviter issus de la liste de la Fondation David Suzuki.
  • Les médicaments. On rapporte à notre pharmacie tous les médicaments périmés et inutilisés. On ne garde pas d’antibiotiques ni de médicaments sous ordonnance qui ne servent plus. Surtout, on ne jette rien à la poubelle ni dans les égouts.

N’oubliez pas de jeter un œil dans le garage, dans le sous-sol et sous les éviers.

ON REMPLACE PAR QUOI?

Voilà, la maison est débarrassée des RDD, des produits d’hygiène nocifs et des médicaments périmés. Maintenant, on doit penser à les remplacer par des options plus saines. Le ménage n’est pas fini!

Quelques idées et recettes maison pour vos produits nettoyants et cosmétiques.

  • Crème à récurer : Mixer du savon liquide à base d’huile végétale (de type Castille) avec ¼ tasse de bicarbonate de soude et ajouter quelques gouttes d’huile essentielle (citron, orange ou lavande) pour créer une pâte. On l’utilise pour : l’évier, la baignoire, le réfrigérateur, les carreaux de céramique, le four…
  • Désinfectant : Mélanger ½ tasse d’eau, ¼ tasse de vinaigre blanc et 4 gouttes d’huile essentielle au choix. Pour les toilettes, les comptoirs ou la poubelle, par exemple. En cas de taches, utiliser la crème à récurer d’abord.
  • Savon à vaisselle liquide : On le choisit écologique et sans parfum. On y ajoute des gouttes d’huile essentielle de lavande. Il est parfait pour nettoyer les résidus de savon dans la douche et le bain et pour les différentes surfaces : comptoir, écran de télévision, portes d’armoires…
  • Anti-moisissure : On imbibe simplement une éponge de vinaigre, on frotte les surfaces et on laisse sécher.
  • Les vitres : On doit d’abord enlever les résidus de cire laissés par les produits conventionnels en nettoyant la surface avec un mélange de peroxyde d’hydrogène (5 parts) et d’eau (95 parts). On essuie et voilà! On peut maintenant vaporiser un mélange à part égal d’eau et de vinaigre et essuyer le tout avec du papier journal sans avoir peur de laisser des traces.
  • Le micro-ondes et le four : On utilise la vapeur d’eau pour faire le travail à notre place. On fait chauffer de l’eau (2 minutes au micro-ondes et jusqu’à obtention d’une vapeur dans le four) dans un contenant adéquat. On essuie et le tour est joué. En cas de taches, on peut récurer avec la crème à récurer de bicarbonate de soude.
  • Les murs et les planchers : ¼ tasse de vinaigre pour 4 litres d’eau chaude. On ajoute quelques gouttes d’huile essentielle si désiré.
  • Le lavage : On choisit un détergent doux sans parfum, EDTA, NTA, phosphate, ni chlore (consulter l’EWG pour connaître les meilleures marques). On peut ajouter quelques gouttes d’huile essentielle, ¼ tasse de bicarbonate de soude (adoucit, fortifie, blanchit, désodorise) à notre brassée. On verse de ¼ à ½ tasse de vinaigre au cycle de rinçage pour aider à éliminer l’électricité statique, fixer les couleurs et assouplir les tissus.Idéalement on choisit le séchage à l’air libre, sinon on ajoute des balles de séchage (ou des balles de tennis) dans la sécheuse à la place des feuilles d’assouplisseur.Pour les taches : On essaie d’abord le savon de Marseille, puis le soleil. Pour les taches tenaces : On peut choisir un trempage avec des cristaux de soude ou encore du percarbonate de sodium.
  • Désodorisant et parfum d’ambiance : Dissoudre ¼ c. à thé de bicarbonate de soude dans ½ tasse d’eau. Ajouter quelques gouttes de jus de citron et une dizaine de gouttes d’huile essentielle (citron, orange, mandarine, bergamote…). Verser dans un vaporisateur et utiliser pour éliminer les mauvaises odeurs. Le charbon actif est aussi une belle option pour absorber les odeurs. Et pourquoi ne pas simplement ouvrir la fenêtre?!
  • Gels douche, shampooings, revitalisants : On consulte le EWG pour mieux choisir nos produits. Les savons à base d’huile végétale sont de bonnes options (comme le savon de Marseille) pour le corps. Les magasins d’aliments naturels ont généralement un plus grand inventaire de produits d’hygiène sains que les grandes surfaces et les pharmacies.
  • Baume à lèvres, crème pour le corps : Le beurre de karité et l’huile de jojoba sont parfaits pour ce type d’utilisation.
  • Démaquillants, nettoyants et crèmes pour le visage, maquillage : De plus en plus d’entreprises québécoises se spécialisent dans les cosmétiques biologiques. C’est le cas notamment de Maison Jacynthe et de Zorah (en ligne et dans plusieurs points de vente).
  • Pour bébé : On privilégie les débarbouillettes et l’eau plutôt que les serviettes humides. On peut utiliser le liniment oléocalcaire pour remplacer l’eau. On bannit les poudres pour les fesses; on opte pour une pommade (plusieurs entreprises québécoises en fabriquent : Pissenlit et Coccinelle, la Clef des champs et Souris Verte). On peut aussi en fabriquer une maison à base de beurre de karité, de cire d’abeille et d’huiles essentielles. De nombreuses recettes sont disponibles en ligne.
  • Antisudorifiques et déodorants : La transpiration étant bienfaitrice pour le corps, mieux vaut opter pour un déodorant. On l’achète dans un magasin d’aliments naturels ou on le fabrique soi-même. L’entreprise québécoise Savonnerie des Diligences en propose plusieurs aux senteurs variées.
  • Crème solaire : On la choisit minérale puisqu’elle offre la même protection sans les risques associés aux bloqueurs chimiques d’UVA et UVB. La technologie permet maintenant aux entreprises de proposer des mélanges qui ne laissent pas la peau blanche. Il est aussi possible de la fabriquer soi-même à base de poudre d’oxyde de zinc. La compagnie montréalaise Attitude en a plusieurs sur le marché (la vanilline parfume de façon sécuritaire) pour toute famille.

DE BONNES ADRESSES

5 choses étonnantes que votre posture révèle sur vous [Et que votre chiropraticien peut facilement deviner]

En tant que chiropraticien, on ne rappelle jamais assez à nos patients l’importance d’une bonne posture. Mais saviez-vous que votre posture peut révéler de nombreux secrets sur vous? Voici 5 choses étonnantes que pourrait déceler votre chiropraticien en analysant votre posture.

  1. Votre niveau d’activité physique. Les personnes qui présentent une posture idéale sont généralement plus actives que celles qui ont une mauvaise posture. Des chercheurs ont même rapporté que l’activité physique, aussi minime soit-elle (être debout ou marcher, par exemple), améliorait l’humeur. Ce qui concorde avec le prochain point.
  1. Votre humeur générale. De nombreuses études ont déjà fait le lien entre la posture et la santé mentale. Une étude publiée en 2017 dans le Journal of Behavior Therapy and Experimental Psychiatry suggère que l’adoption de bonnes postures entraînerait une diminution des symptômes de dépression. Quoique très limitée, cette étude a tout de même permis de démontrer une amélioration à court terme de l’anxiété, de l’humeur générale et une diminution de la fatigue chez les sujets dépressifs ayant reçu des conseils posturaux. Dans une autre étude, parue en 2015 dans Health Psychology, les sujets présentant une bonne posture avaient une meilleure estime de soi, se sentaient plus stimulés et de meilleure humeur et ressentaient moins de peur et d’anxiété comparativement aux sujets qui avaient une posture voûtée.
  1. Votre personnalité. Des chercheurs ont démontré un lien significatif entre une bonne posture et une personnalité extravertie. Sur 22 patients présentant une posture idéale, 21 (soit 96 %) d’entre eux correspondaient à ce type de personnalité. Le contraire est aussi vrai : parmi les patients avec une posture voûtée, 74 % avaient une personnalité introvertie.
  1. La localisation de vos douleurs. Il y a de fortes chances que votre chiropraticien sache où sont situées vos douleurs, avant même que vous ayez dit quoi que ce soit. L’analyse de votre posture lui révèle où sont les tensions musculaires et de quel problème vous êtes plus susceptible de souffrir. Par exemple, un port antérieur de la tête (une tête avancée par rapport au reste du corps) suggère des tensions dans le cou et possiblement des maux de tête.
  1. Si vous êtes un accro du téléphone intelligent. L’apparition du téléphone intelligent et des tablettes n’a pas tardé à se faire sentir dans les bureaux chiropratiques. Un redressement de la colonne cervicale (diminution de la courbe du cou) et un port antérieur de la tête sont fortement associés aux nombreuses heures passées à regarder ces écrans mobiles. Ce problème a même un nom : le cou du texto.

Posture, humeur, activité physique, personnalité et douleurs vertébrales sont toutes interreliées. L’amélioration de votre posture pourrait donc vous apporter des bénéfices insoupçonnés. Les soins et les conseils de votre chiropraticien vous aideront à adopter une meilleure posture, pour une meilleure santé!

Références :

Guimond et coll., Intricate correlation between Body Posture, Personnality Trait and Incidence of Body Pain: A Cross-Referential Study Report. PLoS One, 2012.
Lathia et coll., Happier people Live More Active Lives: Using Smartphones to Link Happiness and Physical Activity. PLOS one, 2017.
Nair et coll., Do Sumpled and upright postures affect stress responses? A randomized trial. Health Psychology, 2015.
Wilkes et coll.,Upright postures improves affect and fatigue in people with depressive symptoms. Journal of behavior therapy and experimental psychiatry, 2017.
Briggs-Myers et coll., MBTI Manual: A Guide to the development and Use of the Myers-Briggs Type Indicator. Consulting Psychologist Press, 2003.
Ono et coll., Effects of head and body position on two- and three-dimensional configurations of the upper airway. Journal of Dental Research, 2000.

9-trucs-nourrir-vos-bonnes-bacteries

Dans notre blogue de la semaine dernière « Une découverte étonnante : un deuxième cerveau chez l’humain », nous avons parlé de la présence d’un deuxième cerveau caché dans nos entrailles, le système nerveux entérique (SNE). Nous avons aussi vu que le bon fonctionnement du SNE dépendait de la qualité du microbiote (ensemble des bactéries qui colonisent le corps).

Le microbiote peut influencer votre santé générale et il est possible de l’aider dans son rôle.

Les bactéries qui colonisent votre tube digestif peuvent être bonnes ou mauvaises. La présence de bonnes bactéries empêche la colonisation des mauvaises bactéries. Un peu comme un quartier qui ne peut accueillir de nouveaux habitants, car il n’y a plus de terrains ni de maisons à vendre.

Les bonnes bactéries se nourrissent surtout de végétaux et de fibres. Les mauvaises bactéries aiment davantage le sucre et le gras. C’est donc dire que votre alimentation influence grandement la variété des agents pathogènes présents dans votre corps.

Le secret pour avoir un microbiote efficace est d’en augmenter la diversité. Voici 9 astuces pour y parvenir.

  1. Variez davantage votre alimentation. Privilégiez les végétaux; ils sont particulièrement appréciés par les bactéries. Si vos bonnes bactéries sont affamées, elles se tourneront vers la muqueuse de l’intestin, ce qui aura pour effet d’augmenter sa perméabilité et de diminuer son efficacité. La barrière intestinale étant moins étanche, les risques que des agents pathogènes traversent dans l’organisme sont plus élevés, comme s’il manquait de douaniers pour surveiller la frontière.
  2. Évitez le plus possible les antibiotiques. Les antibiotiques, surtout lorsqu’ils sont pris de façon abusive, altèrent le microbiote. Ils ne font pas de distinction : ils détruisent toutes les bactéries, les bonnes comme les mauvaises. Il est recommandé de prendre des suppléments de probiotiques deux heures avant ou après la prise d’antibiotiques.
  3. Consommez des bactéries bénéfiques régulièrement. Recherchez ces souches dans les probiotiques : Bifidobacterium lactis, Lactobacillus acidophilus et Streptococcus thermophilus. Pour connaître quels probiotiques vous conviennent, selon vos symptômes ou objectifs, consultez gratuitement le Guide clinique des probiotiques (Canada 2016) en ligne (aussi disponible en application mobile). Les probiotiques peuvent être pris sur une base régulière avec quelques semaines de repos à l’occasion.
  4. Nourrissez-vous d’aliments riches en probiotiques : kimchi, miso, kombucha, kéfir, yogourt, fromage, choucroute et autres légumes fermentés. Ces aliments renferment des cultures vivantes de bactéries qui aident à repeupler la flore bactérienne. Il existe aussi d’autres aliments fermentés qui ne contiennent pas de cultures vivantes, mais qui ont une teneur élevée en vitamines et composés bioactifs améliorant la digestibilité : tempeh, sauce soya, bière et vin (avec modération), chocolat, pâte de levain, etc.
  5. Évitez les aliments riches en gras et sucre. Le gras (saturé et trans) et le sucre (le sucre raffiné et les féculents comme le pain blanc ou les pâtes blanches) affament les bonnes bactéries et nourrissent les mauvaises.
  6. Consommez des prébiotiques. Les prébiotiques sont des fibres alimentaires (impossibles à digérer par l’humain) fermentées par les bactéries bénéfiques de notre intestin. Ils nourrissent donc les bactéries intestinales déjà implantées. Leur impact sur la santé du microbiote est aussi, sinon plus, important que celui des probiotiques. Les prébiotiques améliorent la régularité intestinale, appuient le système immunitaire, favorisent l’absorption de certains minéraux et aident à régulariser la faim, la satiété et le métabolisme des lipides et du glucose (sucre).
  7. Évitez d’aseptiser votre environnement. On ne vous recommande pas ici d’abandonner le lavage de mains, mais bien d’éviter de le faire trop souvent. Même chose pour vos comptoirs et autres surfaces. N’utilisez pas de savons ni de produits nettoyants antibactériens (notamment ceux contenant du triclosan); lavez vos surfaces simplement avec une eau savonneuse. Les désinfectants, en plus de dégager des composés volatils irritants et nocifs, contribuent à la résistance générale des bactéries, un problème mondial inquiétant.
  8. Évitez les aliments transformés. Certains ingrédients retrouvés dans les produits transformés affaiblissent le microbiote. On parle notamment d’émulsifiants comme le polysorbate 80 et d’édulcorants artificiels dont la saccharine.
  9. Contrôlez votre stress. Le stress acidifie le corps et affaiblit le système immunitaire, ce qui peut réduire la qualité du microbiote. Les méthodes pour diminuer le stress sont nombreuses : méditation, yoga, Pilates, exercices de respiration, activité physique… Choisissez celle qui vous convient et avec laquelle vous vous sentez le plus à l’aise.

Petit bonus, une recette tirée du livre The Well-fed Microbiome Cookbook de Kristina Campbell pour nourrir votre microbiote de façon savoureuse!

Poulet et riz en cocotte

Les cocottes sont synonymes de bouffe réconfort, en hiver plus particulièrement.

Donne 6 portions

Temps de préparation : 15 minutes

Temps de cuisson : 1 heure

 

Ingrédients pour la sauce

2 c. à table de beurre

2 c. à table de farine de riz (vous pouvez moudre du riz dans un moulin à café)

1 tasse de bouillon de légumes

1 tasse de lait sans lactose ou de boisson de noix (boisson aux amandes, cajous…)

½ tasse de fromage cheddar râpé

Sel de mer

Poivre noir fraîchement concassé

Ingrédients pour la cocotte

2 c. à table de beurre (et un peu plus pour beurrer la cocotte)

1 bouquet d’épinards frais, hachés grossièrement

1 courgette de grosseur moyenne, coupée en dés

¼ tasse d’oignons verts hachés (partie verte seulement)

4 tasses de riz complet, cuit

2 tasses de poulet cuit, coupé en dés, salé et poivré

1 tasse de bouillon de légumes

Préparation de la sauce

  1. Dans une petite casserole, faire fondre le beurre à feu doux. Ajouter la farine de riz et cuire jusqu’à l’obtention d’une pâte molle en mélangeant constamment.
  2. En fouettant, ajouter le lait et le bouillon de légumes.
  3. Ajouter le fromage et cuire jusqu’à l’obtention d’une préparation homogène. Saler et poivrer au goût. Réserver.

Préparation de la cocotte

  1. Préchauffer le four à 350 F.
  2. Beurrer une cocotte (ou un plat de pyrex de 8×8 po).
  3. Dans une grande poêle, faire fondre le beurre. Ajouter les épinards, les courgettes et les oignons verts. Cuire pendant 2 minutes en remuant constamment jusqu’à ce que les légumes soient tendres. Éteindre le feu.
  4. Dans la même poêle, ajouter le riz cuit. Mélanger.
  5. Ajouter le poulet cuit et mélanger à nouveau.
  6. Fouetter la deuxième tasse de bouillon de légumes dans la sauce puis verser sur le mélange de riz. Combiner tous les éléments. Transférer le contenu dans la cocotte beurrée (ou le plat de pyrex). Couvrir (utiliser un papier d’aluminium pour le pyrex). Cuire au four environ 40 minutes, ou jusqu’à ce que la sauce bouillonne. Cuire à découvert cinq minutes supplémentaires pour obtenir une légère teinte dorée.

Bon appétit (à vous et vos bonnes bactéries) !

Références :
Forsythe et coll., Microbial endocrinology: The microbiota-gut-brain axis in health and disease. Advances in experimental medicine and biology, 2014.
Gutmicrobiotaforhealth.com
Guide clinique des probiotiques, Canada 2016
Isabelle Simonetto, Le système nerveux entérique ou deuxième cerveau, 2011.
Michael Gherson, The Second Brain: A Grounbreaking New Understanding of Nervous Disorders of the Stomach and Intestine, HarperCollins Publishers, 1999.
Katrina Campbell, The Well-fed microbiome cookbook, Rockridge Press, 2016.

Une découverte étonnante : un deuxième cerveau chez l’humain

Tout au fond de votre bedon, se trouve… un cerveau! Non, vous n’avez rien avalé! Il s’agit plutôt d’un réseau de neurones, le système nerveux entérique (SNE), qui se terre dans vos entrailles. Ce réseau, composé de 100 millions de cellules nerveuses réparties tout le long du tube digestif, est en interaction constante avec le cerveau (qui lui contient 100 milliards de neurones). Ce que le système nerveux entérique a de fascinant, c’est qu’il semble être autonome.

Deux cerveaux indépendants

Dans son livre The Second Brain, le neuro-gastro-entérologue Michael Gershon explique qu’en comparaison avec le nombre de cellules nerveuses dans le ventre, le nombre de neurones moteurs qui connectent les deux cerveaux est incroyablement petit. En d’autres mots, si le SNE dépendait à 100 % du cerveau, il faudrait bien plus de neurones qui les connectent l’un à l’autre pour échanger toute l’information.

Toujours selon le Dr Gherson, le SNE n’est donc pas un esclave du système nerveux central (ou cerveau), mais un adjoint doté d’un esprit libre. Il avance que le SNE, grâce à toute l’information qu’il collecte via ses propres cellules nerveuses, peut choisir de faire une action sans l’aval du cerveau. Il pourrait même aller à l’encontre d’une commande cérébrale.

Les fonctions du SNE

Alors, ce deuxième cerveau vous sert à quoi au juste? Le SNE contrôle l’ensemble des fonctions digestives (péristaltisme ou transit intestinal, circulation sanguine du tube digestif, activité des muqueuses, étanchéité de la barrière intestinale…). Il est en lien étroit avec le système immunitaire (de 70 à 80 % des cellules immunitaires sont concentrées dans le système digestif) et aurait une influence sur les émotions. C’est là que les expressions « avoir l’estomac noué » ou « avoir la peur au ventre » prennent tout leur sens.

Le SNE reconnaît les bonnes et les mauvaises bactéries qui colonisent l’intestin. Ses actions dépendront donc du contenu bactérien intestinal, que l’on nomme microbiote. La présence de mauvaises bactéries pourrait amener le SNE à sécréter des substances pro-inflammatoires et même des anxiogènes (substance qui favorise l’anxiété), par exemple.

Le microbiote

Les plus récentes recherches nous apprennent que le rôle du microbiote (qui représente environ 100 mille milliards de bactéries) va bien au-delà de la santé digestive. Grâce, entre autres, à sa relation avec le SNE, le microbiote augmente l’immunité, contrôle l’inflammation, améliore les fonctions cérébrales, améliore l’équilibre hormonal et a un impact sur la santé du cerveau et du système nerveux.

De plus, le microbiote permet la synthèse de certaines vitamines essentielles (dont la vitamine B12, la vitamine K et l’acide folique). En décomposant les fibres que vous êtes incapables de digérer, les bactéries bénéfiques produisent des molécules d’acides gras à courtes chaînes, qui nourrissent les cellules du côlon. Les bonnes bactéries sont de vrais petits soldats : elles surveillent la barrière intestinale (qui doit laisser passer les nutriments, mais pas les agents pathogènes et toxiques) et se battent contre les mauvaises bactéries pour les ressources.

Certaines maladies pourraient être associées à un débalancement du microbiote.

  • Maladies auto-immunes (arthrite, côlon irritable, colite ulcéreuse, thyroïdite d’Hashimoto)
  • Désordres cognitifs et cérébraux (Alzheimer, Parkinson, démence…)
  • Cancer
  • Obésité
  • Fatigue, douleurs articulaires
  • Troubles de l’humeur (dépression, anxiété)
  • Troubles d’apprentissage (TDAH, autisme)
  • Infertilité, complications de grossesse
  • Allergies, asthmes, hypersensibilité
  • Troubles de la peau (eczéma, psoriasis…)
  • Diabète

Il a été démontré que les patients atteints de maladies liées au cerveau ont un microbiote altéré et souffrent généralement de symptômes gastro-intestinaux. Cette avenue de recherche est très prometteuse pour la découverte de nouveaux traitements.

Ces données scientifiques soutiennent ce que la chiropratique affirme depuis toujours : le bon fonctionnement du système nerveux couplé à de saines habitudes de vie (dont l’alimentation variée) est au cœur même de la santé optimale.

Ne manquez pas la deuxième partie de ce blogue : Comment améliorer votre microbiote.

Références :
Forsythe et coll., Microbial endocrinology: The microbiota-gut-brain axis in health and disease. Advances in experimental medicine and biology, 2014.
Gutmicrobiotaforhealth.com
Guide clinique des probiotiques, Canada 2016
Isabelle Simonetto, Le système nerveux entérique ou deuxième cerveau, 2011.
Michael Gherson, The Second Brain: A Grounbreaking New Understanding of Nervous Disorders of the Stomach and Intestine, HarperCollins Publishers, 1999.
Katrina Campbell, The Well-fed microbiome cookbook, Rockridge Press, 2016.

Les 10 commandements du « clean eating » [ou comment manger sainement en 10 étapes]

Le « clean eating », ou manger sain/propre, n’est pas un régime, mais un style de vie. Le concept proposé par la nutritionniste américaine Tosca Reno connaît un essor important chez nous, mais aussi en Europe. Les blogues « foodies » français en ont largement parlé.

Il y a une dizaine d’années, Tosca Reno, au début de la quarantaine, transforme complètement sa vie et son corps grâce à un mode de vie plus sain. Elle devient vite une icône du mouvement et cumule les livres à succès sur le sujet. Ce qu’elle propose est simple : manger plus sainement en privilégiant les aliments entiers, nutritifs et préparés « proprement ». En adoptant le « clean eating », on ne compte plus les calories, on cuisine comme jamais et on s’interroge sur la provenance et l’impact environnemental de nos aliments. Ça vous inspire?

Les 10 commandements du « clean eating
1.    Plus simplement, tu mangeras. Abandonnez les produits transformés ou emballés (encore plus lorsqu’ils sont suremballés) et privilégiez les aliments les plus frais et naturels possibles. Tenez-vous donc loin des colorants, arômes artificiels, pesticides, additifs et conservateurs alimentaires.
2.    Du bio, tu prendras. Ce ne sont pas tous les portefeuilles qui peuvent se le permettre. Encore moins toutes les épiceries qui l’offrent. Mais quand c’est possible, choisissez cette option. Sinon, lavez vos fruits et légumes soigneusement. Faites votre potager si vous avez le temps et l’espace ou encore souscrivez à un abonnement de panier de légumes d’un producteur local.
3.    Tes légumes, tu mangeras. Choisissez des légumes et encore des légumes. Vous trouvez que vous avez assez de légumes dans votre assiette? Ajoutez-en encore. Plus sérieusement, les légumes frais devraient constituer une bonne partie de l’assiette. Choisissez plusieurs couleurs, vous vous assurez ainsi un apport varié en vitamines et minéraux. Les légumes en boîte, surgelés ou dans l’huile ne sont pas mauvais, mais devraient servir de dépanneur. Vérifiez qu’ils ne contiennent pas d’additifs.
4.    De bons gras, tu choisiras. Ce n’est pas nouveau, il existe de bons et de mauvais gras. Tenez-vous loin des gras trans. Pour ce qui est des gras saturés, c’est plus complexe. Deux méta-analyses récentes1-2 n’ont trouvé aucune preuve significative des méfaits des gras saturés sur la santé. Tant qu’on n’en saura pas plus, mieux vaut ne pas en abuser (comme toute chose d’ailleurs). Utilisez l’huile d’olive (pas pour la cuisson) et l’huile de pépin de raisin (pour la cuisson) ou encore une des dizaines d’huiles bénéfiques pour la santé disponibles sur le marché (huile de tournesol, d’avocat ou de sésame). N’hésitez pas à varier. Mangez du poisson comme le saumon (attention à sa provenance!) et les sardines (fraîches ou surgelées de préférence).
5.    Le sucre, tu limiteras. Si vous êtes un adulte moyen, vous devriez consommer autour de 6 c. à thé de sucre par jour, soit 25 grammes. C’est bien peu lorsqu’on sait que le sucre ajouté se cache partout : yogourts, boissons gazeuses (même les versions diète sont à proscrire), jus, desserts, sauces tomate, céréales… En préparant vous-même vos plats (yogourt nature, sauces maison, gruau maison…), vous contrôlez davantage d’où provient votre sucre. Vous pouvez donc vous permettre un petit écart quand l’envie survient.
6.    Le grain entier, tu privilégieras. Choisissez des farines et des pâtes de grain entier. Les farines et pâtes blanches n’ont absolument aucun intérêt nutritif. D’autres grains entiers sont aussi intéressants : quinoa, riz brun (attention à la provenance : les riz bruns de Chine et des États-Unis pourraient contenir de l’arsenic), amarante, lin, sarrasin, avoine, etc.
7.    Pour la protéine maigre, tu opteras. La viande n’est pas bannie de ce style de vie, mais les légumineuses devraient être à l’origine de la majorité des protéines que vous ingérez. Quant à la viande, diminuez vos portions et choisissez bien la provenance (idéalement locale, nourrie à l’herbe pour le bœuf notamment, élevée sans hormones ni antibiotiques, biologique si possible).
8.    Avec de l’eau, tu t’hydrateras. Les recommandations varient autour de 2 à 3 litres par jour, mais l’important est d’écouter votre soif. Les besoins varient d’une personne à l’autre, selon les activités, le poids, la constitution. Évitez les bouteilles d’eau, un fléau environnemental. Apportez plutôt votre eau (aromatisée de fruits, si ça vous dit) dans une bouteille de verre, d’acier inoxidable ou de plastique sans BPA. Il existe aussi des dizaines de modèles de filtres et des machines de distillation. Pensez-y, surtout si l’eau de votre aqueduc est traitée ou fluorée.
9.    Plus souvent, tu mangeras. Pas toujours évident, mais la formule des 5 ou 6 petits repas par jour évite de surcharger votre système digestif, tout en fournissant un apport égal et constant en nutriments. Chaque repas ou collation devrait contenir des gras santé (huiles, poissons…), des protéines maigres (poissons, viandes blanches, œufs…) et des glucides complexes (légumes verts, légumineuses, grains entiers…).
10.    Du plaisir sans abus, tu auras. Dans ce style de vie, vous pouvez prendre un verre de vin rouge (remplacez votre cocktail sucré), un morceau de gâteau à la fête d’un ami ou encore un morceau de chocolat (noir de préférence). La loi du 80/20 s’applique. Si 80 % de ce que vous ingérez est « clean », vous êtes sur la bonne voie!

Évidemment, ces 10 commandements ne sont pas tous à prendre à la lettre, tous les jours. On s’en inspire pour améliorer sa santé et se sentir mieux dans sa peau. Le « clean eating » est peut-être une tendance qui passera, mais au moins c’est une tendance qui aura fait du bien!

Références :
1 Rajiv Chowdury et al., « Association of Dietary, Circulating, and Supplement Fatty Acids With Coronary Risk : A Systematic Review and Meta-analysis », Annals of Internal Medicine, 2014.
2 Patty W. Siri-Tarino et al., « Meta-analysis of prospective cohort studies evaluating the association of saturated fat with cardiovascular disease », American Journal of Clinical Nutrition, 2010.

La science se prononce : les médicaments opioïdes, inefficaces pour les maux de dos

Voilà une découverte qui fait sourire les chiropraticiens. Une étude scientifique vient enfin appuyer ce que nous constatons régulièrement dans nos bureaux. Des centaines de patients se présentent avec des maux de dos qui persistent malgré la prise d’analgésiques opioïdes (Percocet, OxyContin…)

Les résultats de l’étude sont passés un peu inaperçus, pourtant les opiacés se sont souvent montrés inefficaces pour les douleurs lombaires de près de 8000 participants.1 Il s’agit là d’un élément qui tend à prouver que nous avons raison depuis longtemps : on ne peut pas simplement masquer les maux de dos. Il faut traiter la cause.

Des résultats peu reluisants…

Le New York Times a publié un article au sujet de l’étude en question.2 Les résultats sont clairs, les opiacés n’apportent pas de soulagement réel. Les médicaments soulageaient légèrement la douleur, mais les effets n’étaient pas significatifs sur le plan clinique. De plus, ils n’amélioraient pratiquement pas l’incapacité. Des doses plus importantes semblaient offrir de meilleurs résultats, mais les taux d’abandon étaient élevés (jusqu’à 75 %) en raison des effets secondaires indésirables ou de l’inefficacité du médicament. Le soulagement rapporté était finalement comparable à celui des médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) de type Aspirin.2

Bien que l’étude en soi n’apporte aucune recommandation de meilleures solutions pour les douleurs au bas du dos, l’auteur principal, Andrew McLachlan, souligne l’importance de l’activité physique dans la récupération.2

Épidémie de lombalgie au Canada

Les douleurs au bas du dos sont un véritable fléau au Canada et dans l’ensemble des pays industrialisés, où la population est de plus en plus sédentaire. Dans le cadre d’une étude canadienne, 5 personnes sur 10 avaient souffert de douleurs lombaires à l’intérieur d’une période de six mois et il avait été déterminé que jusqu’à 85 % de la population active peut s’attendre à souffrir de lombalgie à un moment ou à un autre. Toutefois, le chiropraticien est outillé pour intervenir efficacement. Il a été démontré que « les patients traités au moyen d’une combinaison d’ajustements et d’exercices ont fait état d’une amélioration importante lors des suivis de trois et douze mois, un élément déterminant, car le taux de récurrence est élevé en matière de lombalgie. » 3

Les preuves sont là : faites appel à votre chiropraticien!

D’autres études ont démontré la grande efficacité de la chiropratique dans le traitement des douleurs lombaires. Une d’entre elles mentionne notamment qu’il est possible de recommander avec confiance l’utilisation des manipulations de la colonne vertébrale en tant que traitement des douleurs au bas du dos et des douleurs au cou. Alors si vous souffrez de maux de dos, oubliez les opiacés, ayez plutôt le réflexe chiropratique! C’est la science qui vous le dit.

Traduction et adaptation d’un article de l’Australian Spinal Reseach Foundation : https://spinalresearch.com.au/studies-find-opiods-often-ineffective-back-pain/

Références :
[1] Christina Abdel Shaheed et coll., Efficacy, Tolerability, and Dose-Dependant Effects of Opioid Analgesics for Low Back Pain: A Systematic Review and Meta-Analysis, JAMA Internal Medicine, 2016
[2] Nicholas Bakalar, Opioids Often Ineffective for Low Back Pain, New York Times, 25 mai 2016
[3] Douleurs lombaires : une épidémie au Canada, Association chiropratique canadienne
[4] Andrew M Briggs et Rachelle Buchbinder, Back pain : a National Priority Area in Australia?,   Medical Journal of Australia, 2009
[5] Gert Bronfort et coll., Efficacy of spinal manipulation and mobilization for low back pain and neck pain: a systematic review and best evidence synthesis, The Spine Journal, 2004.

Nouvelle découverte : Voici ce qui se passe dans votre cerveau lorsque vous dormez

Tout le monde a besoin de dormir, c’est un fait. Autrement on ne fonctionne pas bien. Pourtant, les neuroscientifiques n’ont découvert que récemment pourquoi le sommeil est si important pour le cerveau.

Pourquoi sommes-nous grognons et irritables lorsque nous n’avons pas une bonne nuit de sommeil? Une équipe de chercheurs a découvert que lorsque nous sommes éveillés, les déchets toxiques s’accumulent dans le cerveau. Et au contraire, lorsque nous sommes endormis, ils sont évacués.

Une gestion des déchets brillante!

Chaque cellule dans le corps humain produit des déchets. Mais, heureusement, chaque cellule est aussi munie d’un système d’élimination des déchets. Lorsque les déchets s’accumulent, ils deviennent toxiques. C’est le système lymphatique qui est responsable de les éliminer. Il agit en quelque sorte comme la plomberie de votre maison, qui reçoit les déchets et s’en débarrasse. C’est un réseau sophistiqué de vaisseaux qui recueille les protéines et les déchets métaboliques et autres dans l’espace entre les cellules et les transfère ensuite dans le sang en vue de leur élimination.

Toutefois, le cerveau n’est pas comme les autres organes ou cellules. Jusqu’à tout récemment, nous ne savions toujours pas de quelle manière le cerveau se débarrassait de ses déchets toxiques. Bien entendu, le cerveau est parcouru par de nombreux vaisseaux sanguins, qui apportent du sang frais et oxygéné ainsi que des nutriments aux cellules du cerveau, mais il ne semblait pas y avoir de système lymphatique. Alors la question demeurait : comment le cerveau se débarrasse-t-il de ses déchets?

On reconnaissait que le liquide céphalorachidien (LCR) – amortisseur entre le cerveau et le crâne – servait de bassin principal pour le rejet des déchets du cerveau. Toutefois, il n’y avait aucun indice quant à la manière dont les déchets passaient des cellules du cerveau au LCR autour du cerveau. Le neuroscientifique Jeff Iliff, qui explore les fonctions uniques du cerveau, s’est penché sur cette question.

Grâce à des IRM cérébrales, son équipe a pu constater que, dans la journée, pendant que la personne est éveillée, le LCR recouvre l’extérieur du cerveau. Il n’y a presque aucune trace de LCR à l’intérieur du cerveau. La surprise est venue pendant la nuit, lorsque la personne dort : le LCR commence à pénétrer dans le cerveau de façon graduelle. Et plus le sommeil se prolonge, plus le LCR est présent dans le cerveau. Il paraît être un nuage qui enveloppe chacune des cellules du cerveau.

Jeff Iliff a remarqué que le LCR utilise les capillaires sanguins pour se rendre aux tissus cérébraux. Fait intéressant, le LCR ne voyage pas à l’intérieur des capillaires; il coule plutôt le long de la paroi extérieure des capillaires. Mais ce n’est pas tout! Les IRM ont permis de constater que les cellules du cerveau rétrécissent afin d’augmenter l’espace entre les cellules, ce qui laisse plus de place au LCR.

Le LCR, après avoir recueilli les déchets cellulaires, les retourne dans le bassin principal de LCR autour du cerveau, qui les rejette ensuite dans le sang. Quel exemple magnifique du fonctionnement complexe de notre corps!

Mais que se passe-t-il si vous ne dormez pas? Ou si vous ne dormez pas suffisamment?

Tout d’abord, la quantité de LCR qui pénètre dans le cerveau diminue de façon drastique. Ainsi, les déchets toxiques ne sont pas évacués de votre cerveau. Par exemple, les gens atteints d’Alzheimer présentent une accumulation d’un type précis de déchet produit par les cellules cérébrales, les plaques amyloïdes. Cette accumulation pourrait faire partie des éléments clés dans le développement de la maladie.

Ensuite, un manque de sommeil vous empêche de penser clairement, tout s’embrouille. La concentration, la coordination et la mémoire font défaut. Sans sommeil, impossible de vous débarrasser de l’accumulation de déchets toxiques dans le cerveau et les tâches les plus simples peuvent devenir ardues. C’est comme essayer de se faire une tasse de thé dans une cuisine où la vaisselle sale s’empile dans le lavabo et sur les comptoirs. Bonne chance!

Jeff Iliff dit que « comme le ménage, c’est un travail pénible, mais ô combien important! Si vous cessez de nettoyer votre cuisine pendant un mois, votre maison deviendra rapidement invivable. Dans le cas du cerveau, les conséquences d’un retard de nettoyage peuvent être bien plus désastreuses que l’embarras de quelques comptoirs pas tout à fait propres. On parle ici de la santé et du fonctionnement de l’esprit et du corps. »

Ce n’est donc plus un secret pourquoi, après une bonne nuit de sommeil, vous vous sentez plus alerte, émotionnellement stable et lucide. Vous avez fait la vaisselle, essuyé les comptoirs et lavé le plancher. Tout est plus propre et il est bien plus aisé de vous préparer cette fameuse tasse de thé.

Alors, pensez-y à deux fois avant de couper sur vos heures de sommeil. Il se pourrait que dormir soit en fait un très bon investissement de temps!

Traduction et adaptation d’un article de Spinal Research disponible au https://spinalresearch.com.au/sleep-important-detoxifying-brain/

Visualiser pour mieux guérir et être en meilleure santé

Avez-vous déjà entendu parler de guérison miraculeuse? La plupart de ceux qui en vivent une ont une chose bien précise en commun : ils utilisent leur mental pour encourager leur corps. Ne vous inquiétez pas, cette pratique n’a rien d’ésotérique. Il s’agit simplement de visualisation. Vous pouvez l’ajouter à vos outils de bien-être, que vous soyez malade ou blessé ou que vous désiriez améliorer votre niveau de santé et de vitalité.

Ça marche vraiment ?

Une image vaut mille mots dit le dicton. En créant des images positives dans votre esprit, vous faites de l’autosuggestion pour favoriser un meilleur fonctionnement de votre corps. C’est par le biais de l’hypothalamus et du système nerveux que ça se passe. Peu importe l’idée que vous avez en tête, un groupe de neurones est activé pour engendrer une réaction chimique puis un changement dans votre organisme. C’est le principe même du lien corps-esprit.

Ainsi, l’état psychologique/émotionnel d’une personne affecte son système endocrinien. Par exemple, si vous ressentez de la peur, votre corps produira de l’adrénaline. Et sans peur, pas d’adrénaline. L’inverse est aussi vrai : pas d’adrénaline, pas de sentiment de peur. Les deux sont intimement liés. Et ce n’est qu’un aperçu des nombreuses réactions chimiques engendrées par les pensées.

Et plus vous répétez un concept dans votre esprit, plus vous incitez votre cerveau à déclencher la cascade de réactions neurochimiques jusqu’à vos tissus, organes et cellules. Les athlètes de haut niveau sont un très bon exemple. Ils apprennent tôt dans leur carrière à visualiser l’amélioration de leurs performances et leurs victoires. Cela fait partie de leur entraînement et, pour certains, c’est aussi important que l’aspect physique.

La visualisation peut donc être utile pour atteindre différents objectifs, dont celui de favoriser la santé et la guérison. Notamment, les pensées et émotions négatives abaissent la réponse du système immunitaire alors que les pensées et émotions positives la renforcent. Dans la même veine, une étude parue en 2013 (1) a démontré qu’un état d’esprit plus serein, induit par la méditation quotidienne, pouvait améliorer l’expression génétique des cellules immunitaires au niveau de l’inflammation et de la réponse antivirale innée. Incroyable ce que le mental peut faire, non?!

Même s’il ne s’agit pas d’une science exacte, vous ne perdez rien à l’essayer. Au contraire, vous vous sentirez tout au moins dans un meilleur état d’esprit.

Comment procéder?

Voici la marche à suivre pour maximiser vos chances d’appuyer votre processus de guérison par la visualisation.

  1. Définissez une intention précise

La visualisation fonctionne lorsque vous avez un objectif en tête. Plus le but sera précis, plus les résultats le seront également. N’oubliez pas : votre corps réagira en fonction de vos croyances. Au moment de la définition de votre intention, assurez-vous qu’elle est : claire et atteignable. Vous devez sentir et être convaincu qu’elle se réalise.

  1. Engagez-vous

Tenter de visualiser sans s’engager… c’est un peu une perte de temps. Il faut compter habituellement six semaines avant de commencer à constater des résultats si l’on pratique la visualisation une fois le matin et une fois le soir. Certaines personnes voient ou ressentent des effets dès la première fois, mais le corps et l’esprit de chacun sont différents, alors faites preuve de patience.

  • Prenez l’engagement envers vous-même
  • Effectuez vos visualisations de façon régulière
  • Soyez tenace et patient
  • Maintenez une attitude positive et utilisez des affirmations quotidiennement
  1. Déconnectez

Un état de relaxation permet d’accéder directement au subconscient. Il y a quelques étapes simples que vous pouvez suivre pour vous aider à vous détendre.

  • Trouvez un endroit calme.
  • Installez-vous confortablement dans votre fauteuil préféré ou sur votre tapis de yoga ou allongez-vous.
  • Décroisez vos bras et vos jambes (à moins d’être assis en position de lotus).
  • Centrez-vous en vous concentrant sur votre respiration.
  • Relaxez complètement votre corps et votre esprit.

Une musique calme, de préférence sans parole, peut vous aider à atteindre cet état de détente. Optez pour des sons de la nature, des ondes spécifiques à la méditation et des rythmes lents.

  1. Visualisez

Lorsque vous avez atteint votre état de relaxation, il est temps de passer à la visualisation proprement dite.

  • Pensez à votre intention ou dites-la à voix haute.
  • Fermez vos yeux et imaginez-vous en processus de guérison ou en pleine santé.
  • Regardez votre corps à l’action.
  • Sentez la guérison se produire.
  • Soyez convaincu que la guérison est en phase de réalisation.

Si vous éprouvez de la difficulté avec la manière précédemment décrite, vous pouvez essayer une des méthodes suivantes.

  1. Imagerie créative :
    • Visualisez les cellules dans votre corps qui vous guérissent.
    • Imaginez votre système immunitaire en plein combat contre les envahisseurs.
    • Visualisez votre douleur se faire emporter par une vague de guérison.
    • Imaginez-vous dans un endroit magnifique, heureux et en santé.
  1. Lecture de guides de visualisation ou d’autohypnose
  2. Enregistrement de votre propre méditation guidée

Dans tous les cas, souvenez-vous qu’il est capital que votre intention soit claire et précise. Et par-dessus tout, utilisez des affirmations et des images positives qui créent en vous des émotions de joie et de bonheur.

Vous verrez que la visualisation est un complément très important à vos soins chiropratiques et à tout le travail que vous faites déjà pour améliorer votre santé. L’état des pensées est un pilier fondamental de votre bien-être, au même titre que l’alimentation, l’exercice physique et le bon fonctionnement de votre système nerveux. La plupart des gens ont tendance à négliger cet aspect de leur santé, mais ils voient la différence lorsqu’ils mettent en place des techniques telles que la visualisation positive. Aussi, comme le système nerveux est à la base du lien corps-esprit, rendez visite à votre chiropraticien pour vous faire ajuster. Et pourquoi ne pas effectuer une visualisation durant votre ajustement? Vous ne pourrez que mieux vous en porter!

Référence:

  1. D. S. Black et coll. Yogic meditation reverses NF-κB and IRF-related transcriptome dynamics in leukocytes of family dementia caregivers in a randomized controlled trial. Psyneuen. mars 2013; 38 (3) : 348–355

Chiropratique et nez coulant : quel est le lien ?

Avis général : la saison du rhume est arrivée, tous aux abris! Voilà une déclaration qui donne de l’urticaire à bien des parents; petits nez coulants à l’horizon. Mais le rhume n’a rien d’un fléau envoyé par Dame Nature. Le rhume, comme la grippe, est le reflet d’une diminution de la capacité d’adaptation du corps humain face à son environnement.

Qu’est-ce qui contrôle l’adaptation du corps?

Le chef d’orchestre des fonctions physiologiques, c’est le système nerveux. Sans un système nerveux équilibré, les autres systèmes, dont le système immunitaire, ne peuvent travailler efficacement. Par exemple, un système nerveux qui fonctionne à son plein potentiel devrait être en mesure de s’adapter aux changements de température automnale en régulant la température interne du corps de sorte à protéger de l’infection virale

Qu’est-ce qui déséquilibre le système nerveux?

Une des principales causes du déséquilibre est souvent ignorée : le manque de mouvement de la colonne vertébrale. On ne parle pas ici d’être capable de toucher vos orteils, on parle de mouvement adéquat entre chacune des vertèbres de la colonne.

Un trouble très commun, mais méconnu, est la subluxation vertébrale. C’est un manque de mobilité articulaire qui affecte la communication nerveuse dans la moelle épinière (à l’intérieur même de la colonne vertébrale) et les nerfs qui en sortent. C’est souvent la source de maux de dos, de cou et de tête, mais ça ne s’arrête pas là. La subluxation stresse et perturbe l’équilibre du système nerveux et ainsi l’efficacité du corps à bien combattre les envahisseurs. Un enfant, même bébé, peut très bien avoir des subluxations vertébrales sans ressentir de douleur au dos ou au cou. C’est donc primordial de faire vérifier la colonne de votre enfant dès le plus jeune âge.

Défense physiologique et chiropratique

Le but des soins chiropratiques a toujours été de restaurer l’équilibre du système nerveux en stimulant la colonne vertébrale et en limitant les subluxations. Un chiropraticien ne « traitera » pas le rhume ou la grippe de votre enfant. Le renforcement du système immunitaire par les ajustements chiropratique est plutôt un effet secondaire positif régulièrement observé chez les patients chiropratiques. C’est majoritairement le premier changement que les parents observent chez leurs enfants lorsqu’ils débutent les soins pour raison préventive ou autres.

Les chercheurs se penchent sur la question

Bien que le lien entre un meilleur système immunitaire et le mouvement de la colonne vertébrale soit observé cliniquement, la compréhension du phénomène physiologique reste encore nébuleuse dans la littérature scientifique. Par contre, voici le résultat de quelques études qui laissent entendre que la chiropratique a plus à offrir que ce qu’on le pense.

Les soins chiropratiques :

augmentent la production de globules blancs (cellules immunitaires),1
diminuent la production des cytokines pro-inflammatoires (molécules qui stimulent l’inflammation),2
ont amené une augmentation de 48% de la production de cellules CD4 (sorte de globules blanc) chez des patients séropositifs contrairement à 7,69% pour ceux qui n’étaient pas sous soins chiropratiques.3

Des chercheurs de l’Université de New York ont même observé en 1989 que les gens qui incluent les soins chiropratiques dans leur style de vie (en mode préventif) démontraient une immunité 200% plus élevé que ceux qui n’en recevaient pas. 4

Ne sous-estimez jamais l’impact de vos habitudes de vie

À l’automne, c’est toutes nos habitudes de vie qui sont chamboulées : retour au travail/école, plus de stress, moins d’exposition au soleil, diminution de la consommation de légumes, augmentation de la prise de sucre, diminution de l’hydratation, diminution de l’activité physique, etc. Tous ces changements ont un impact négatif sur le système nerveux et certains directement sur le système immunitaire. Ce sont des stress, tout comme la subluxation vertébrale, qui empêchent votre système nerveux et celui de vos enfants de fonctionner à leur plein potentiel!

Cette année, mettez toutes les chances de votre côté pour développer un système immunitaire à toute épreuve.

Faites vérifier la colonne vertébrale de toute la famille régulièrement.

Suivez les conseils partagés dans les Secrets de santé optimale.

Brennan P et al. Enhanced phagocytic cell respiratory bursts induced by spinal manipulation: Potential Role of Substance P. JMPT 1991; (14)7:399-400.
Teodorczyk-Injeyan JA et al. Spinal manipulative therapy reduces inflammatory cytokines but not substance P production in normal subjects. 2006 Jan;29(1):14-21.
Selano JL, Hightower BC, Pfleger B, Feeley-Collins K, Grostic JD. « The Effects of Specific Upper Cervical Adjustments on the CD4 Counts of HIV Positive Patients. » The Chiro Research Journal; 3(1); 1994.
Pero R. « Medical Researcher Excited By CBSRF Project Results. » The Chiropractic Journal, August 1989; 32.

20 trucs simples pour bouger plus au quotidien

Faites-vous partie des trop nombreuses personnes à prendre comme résolution, le 1er janvier, de faire plus d’exercice… avant de voir vos bonnes intentions s’envoler en fumée?

Vous n’êtes malheureusement pas seul. Selon le CDC (Centers for Disease Prevention and Control), 80 % de la population américaine ne respecte pas les recommandations de base, soit 150 minutes d’activité physique modérée à intense par semaine en plus de deux séances de renforcement musculaire(1). Vous vous doutez que nous ne sommes pas bien différents de nos voisins en termes d’habitudes de vie.

Bien qu’il demeure recommandé d’ajouter plus d’activité physique dans votre vie de tous les jours, il faut être réaliste : si vous n’arrivez pas à libérer un gros bloc dans votre horaire pour effectuer une séance d’entraînement complète, vous pouvez trouver un petit 15 minutes par jour… plusieurs fois par semaine. Au final, vous finirez par bouger plus et de façon plus constante.

Voici quelques idées pour vous permettre de bouger sans nécessairement devoir vous rendre au gym ou vous abonner à quoi que ce soit. Vous et votre famille y prendrez goût rapidement!

  1. Ajoutez des intervalles

Maximisez votre temps et brûlez plus de calories grâce aux séances d’entraînement à haute intensité (HIIT). Il s’agit d’une méthode qui combine des intervalles à haute intensité et des phases de récupération, ce qui aide à brûler les graisses plus rapidement tout en améliorant la santé cardiovasculaire.

  1. Explorez votre propre ville

Il y a sûrement près de chez vous des activités peu dispendieuses qui permettent de s’activer. Explorez les sentiers de randonnée. Promenez-vous dans un quartier avec lequel vous êtes moins familiarisé. Renseignez-vous au sujet des activités amusantes qui sont proposées par votre centre communautaire. La plupart des villes offrent des séances d’aquaforme, de nage libre, de cardio-plein air, etc. Peut-être avez-vous même accès à un club de jogging, un studio de yoga, des terrains de tennis, etc.?

  1. Modifiez votre trajet

Vous passez sûrement de nombreuses heures par semaine pour vous rendre au boulot et en revenir. Alors, pourquoi ne pas en profiter pour intégrer de l’exercice? Si vous prenez le transport en commun, pensez à débarquer une ou deux stations d’avance. Si vous habitez près de votre lieu de travail, vous pouvez marcher ou prendre votre vélo quelques jours par semaine, ce qui a été lié à une diminution des maladies cardiovasculaires. Si vous n’avez pas le choix de prendre votre voiture, stationnez-la aussi loin que possible.

  1. Marchez. Parlez.

Soyons réalistes : les réunions au travail sont souvent longues, pénibles et non productives. Et si vous mettiez en place des réunions « walk and talk »? Tout en marchant, vous et vos collègues faites vos mises à jour hebdomadaires ou revoyez la logistique de vos projets. Il ne serait d’ailleurs pas surprenant que vous trouviez soudainement de nouvelles solutions à de vieux problèmes; une étude récente a permis de démontrer que parler en marchant peut augmenter la créativité jusqu’à 60 % (2).

  1. Promenez votre chien

Ne déléguez plus la tâche de promener le chien au reste de la famille. Matin et soir, sortez toutou pour une marche rapide. Une promenade de 20 minutes vous permet de brûler environ 130 calories, de respirer l’air frais et d’activer votre système cardio-respiratoire. Et si le cœur vous en dit, rendez-vous au parc à chiens et jouez à la balle avec votre ami à quatre pattes.

  1. Entraînez-vous avec un ami

Vous aviez prévu une séance d’entraînement, mais un ami que vous n’avez pas vu depuis longtemps vous invite à un 5 à 7? Aucune obligation de choisir entre votre vie sociale et votre forme physique : combinez les deux! Rencontrez votre ami à une séance de conditionnement physique ou faites une petite sortie de course. Non seulement votre corps vous en remerciera, votre portefeuille aussi!

  1. Empruntez les escaliers

Raffermissez vos fessiers et augmentez votre rythme cardiaque en empruntant les escaliers plutôt que les ascenseurs. Tout le monde connaît ce petit truc tout simple… mais l’appliquez-vous? Que vous soyez sur votre lieu de travail ou au centre commercial, soyez constant.

  1. Levez-vous de votre chaise

Si vous faites partie de la majorité des gens qui travaillent au bureau de 9 à 5, vous devez saisir toutes les occasions qui s’offrent à vous pour bouger et même en créer! Ainsi, plutôt que d’envoyer un courriel à un collègue, pourquoi ne pas vous lever de votre chaise et aller livrer votre message en personne ? Sur l’heure du lunch, sortez prendre l’air plutôt que manger devant l’écran. Les petites distances que vous parcourez s’accumulent sans que vous ayez l’impression de faire d’efforts supplémentaires.

  1. Laissez l’auto à la maison

Vous avez des commissions à faire? Diminuez votre consommation d’essence et marchez ou enfourchez votre vélo pour vous rendre chez les marchands locaux.

  1. Prenez des vacances différentes

Même si vous vous éloignez de vos habitudes quotidiennes, cela ne signifie pas que votre plan d’entraînement tombe à l’eau! Oubliez la visite guidée en autocar et parcourez plutôt une nouvelle ville à pied. Réservez votre hébergement dans un hôtel qui offre des installations d’entraînement ou un partenariat avec un centre de conditionnement physique local. Ou songez même à organiser un voyage en fonction d’une activité qui vous intéresse : inscrivez-vous à un 10K dans une ville que vous désirez visiter, à une retraite de yoga ou à un trekking de quelques jours.

  1. Planifiez vos séances d’entraînement

Faites-vous un horaire précis et inscrivez le tout dans votre agenda plutôt qu’au bout d’une liste interminable de choses à faire. Ainsi, prévoyez des entraînements et programmez une alarme de la même manière que vous le feriez pour un rendez-vous important.

  1. Faites participer les enfants

Si vous avez des enfants, il est probable que vous ayez l’impression de manquer de temps pour vous entraîner. Faites-les participer! Mettez un DVD d’entraînement et vous verrez qu’ils ne se feront pas prier pour bouger. Allez au parc en famille pour vous lancer la balle ou jouer au soccer. Natation en été, raquette en hiver; voilà des manières intéressantes de passer du temps précieux avec vos petits trésors et de leur montrer à quoi ressemble un mode de vie sain.

  1. Utilisez les réseaux sociaux

Facebook peut servir à autre chose que vous tenir au courant des dernières aventures de vos anciens camarades de classe. Utilisez les réseaux sociaux pour recruter des amis pour se joindre à vous, que ce soit pour faire une activité physique ensemble ou pour vous encourager mutuellement.

  1. Optimisez votre temps devant la télé

Profitez du temps que vous passez à regarder vos séries télé pour faire quelques exercices plutôt que vous caler dans votre sofa et grignoter. Les exercices qui ont recours au poids corporel, notamment les fameux « jumping jacks », la planche, les « push-ups », les redressements assis, les « squats » et les « lunges » sont parfaits. Vous pouvez ajouter des poids au besoin.

  1. Suivez votre progression

Si vous êtes du type visuel, il pourrait être intéressant d’investir dans un podomètre. Vous pourrez suivre le nombre de pas que vous faites dans une journée, voir votre progression d’une journée à l’autre et vous encourager à faire quelques pas de plus chaque jour. Autrement, un tableau listant vos entraînements de la semaine peut être encourageant. Eh oui, comme un tableau récompense à l’école! Cochez vos réussites et félicitez-vous avec ce qui vous fait plaisir (pas trop de sucreries évidemment!).

  1. Amusez-vous!

Pas facile de bouger tous les jours si vous ne trouvez pas ça plaisant. La clé est vraiment de trouver ce qui vous convient à VOUS, peu importe si c’est à la mode ou pas. Ski, course, randonnée, natation, le choix ne manque pas! Vous n’aurez pas l’impression de vous entraîner si vous passez un bon moment.

  1. Essayez du nouveau

Ne vous limitez pas aux activités et aux exercices auxquels vous êtes habitué. Inscrivez-vous à une nouvelle séance d’entraînement ou accompagnez un ami à une course en couleurs. Bien entendu, vous ne deviendrez pas adepte de tout ce que vous essayerez, mais vous bougerez votre corps de façon différente et, qui sait, vous trouverez peut-être votre prochaine passion de cette manière.

  1. Ne vous lancez pas dans les grandes dépenses

Pas besoin de dépenser une fortune pour être actif. Il y a une multitude de DVD d’entraînement et de vidéos sur YouTube qui peuvent vous aider à varier les activités que vous faites régulièrement et qui nécessitent peu ou pas d’équipement. Du Pilates au HIIT, vous pouvez trouver ce qui conviendra à vos intérêts.

  1. Fixez-vous un objectif

Lorsque vous travaillez vers quelque chose de précis, c’est plus facile de rester motivé. Si vous courez, voulez-vous augmenter la distance ou améliorer votre temps? Inscrivez-vous à un groupe local pour vous assurer d’y arriver. Voulez-vous arriver à faire ces fameuses positions inversées au yoga? Accordez-y quelques minutes par jour pour vous améliorer graduellement. Vous serez fier d’atteindre votre objectif… et ravi d’en fixer un nouveau!

  1. Téléchargez une app

Ah ces téléphones intelligents… y a-t-il quelque chose qu’ils ne puissent pas faire? Utilisez le vôtre pour programmer une alarme pour vous rappeler de bouger ou pour comptabiliser la distance parcourue.

Adopter un style de vie plus actif au quotidien ne doit pas être une tâche ennuyante. Grâce aux 20 trucs présentés, vous vous sentirez plus en forme et vous atteindrez les niveaux recommandés dans le temps de le dire!

Traduction et adaptation d’un article de Dr Axe disponible en anglais au https://draxe.com/exercise-hacks/

  1. http://www.cdc.gov/mmwr/preview/mmwrhtml/mm6217a2.htm?s_cid=mm6217a2_w
  2. http://news.stanford.edu/2014/04/24/walking-vs-sitting-042414/

Autre article scientifique intéressant relié au sujet : U. Ekelund et coll. Does physical activity attenuate, or even eliminate, the detrimental association of sitting time with mortality? A harmonised meta-analysis of data from more than 1 million men and women. Lancet. 2016 (septembre) 24; 388 (10051) : 1302-10.